Bonnes ondes
Quand Ariel est interviewé à la radio sur le Yoga, Il parle de transmission d’humains à humains
Interview audio du 3 mars 26 : Ariel Gio, professeur de yoga et éducateur sportif
Texte ci-dessous : Laurence Mouton, fondatrice de l’Atelier de Yoga et de Sophrologie
Journaliste à RPL dans l’émission « Et toi, tu fais quoi ? » : Chloé Lanies
Aucun des trois individus cités ci-dessus n’est falsifiable, ni interchangeable, à ce jour.
LM
Nous avons le plaisir de vous annoncer que vos professeurs de yoga, Laurence et Ariel, ne sont pas des produits de la Silicon Valley, du moins ont-ils encore la coquetterie de le penser.
Ce qui les amène à penser cela :
Ils sont susceptibles de se faire des entorses en courant sur des terrains abruptes, d’entrer en lien charnel avec leurs congénères, voire de se tordre de rire, ils respirent avec leurs poumons, attrapent parfois des rhumes et même des virus, disposent d’une voix vibrant au son de leurs propres cordes vocales.
Ils ne se démultiplient pas en podcasts élaborés de toute pièce par des usurpateurs d’identités utilisant l’IA, ainsi que vous avez pu commencer à le voir sur YouTube et peut-être sur d’autres réseaux. A lire le magazine « UFC-Que choisir », des stars du milieu médical rencontrent bien des difficultés face à ces formats construits à leur insu avec leurs propres image et voix. C’est assez déconcertant pour une ancienne journaliste menant des enquêtes avec passion afin de mettre la lumière sur la vérité. Laquelle ? La vraie.
Je reçois, en effet, sur mon fil, bien malgré moi, des podcasts déconcertant utilisant l’identité et la voix du psychiatre Christophe André qui a vulgarisé la méditation en France dans le champ médical. J’alerte Google régulièrement. Mais, pour le moment, il semble que les individus à l’origine de ces blasphèmes, commis également sur d’autres professionnels reconnus pour leurs avancées médicales, agissent en totale légitimité. Qu’en penser ?
VOUS AVEZ DIT TRANSMISSION ?
Gloups ! Vous avez dû commencer à entendre autour de vous qu’il est de bon ton que des « professeurs de yoga », créés de toutes pièces par des humains s’identifiant à des dieux de l’Olympe IA, commencent à dispenser des cours de yoga à qui mieux mieux pour que nous soyons encore mieux la « meilleure version de nous-mêmes». Peut-être dans un monde parallèle ou futur au sein duquel chacun serait la réplique exacte de son voisin de palier, ainsi que ceux résidant à 3 500 ou à 5 299 kilomètres. Il n’y aurait plus de distances, de genres féminin-masculin, de différences de couleurs de peau et même plus d’identités propres, sinon falsifiées. Nous ne distinguerions même plus le vrai du faux. Posons-nous la question. Serait-ce si grave ? Est-ce si grave ?
Cette logorrhée ci-dessus pour enfoncer un clou, celui qui nous amène à penser que ça n’est pas tout à fait ce que nous proposons à nos élèves de l’Atelier. Ressentir que nous sommes incarnés dans un corps parfois oublié, négligé. Mais aussi respirer, ainsi que nous l’avons effectué naturellement dans les premiers instants de notre naissance, réaligner sans arbitrage chaque partie et espace de notre corps. A cela, j’ajouterais : gagner en humilité, terme dérivé du latin « humus » qui signifie « Terre ». Autrement dit, ne pas perdre pied dans le réel grâce notamment à l’ancrage et ne pas se laisser piloter par nos seules émotions, dont la peur, et autres perturbateurs qui nous sembleraient nocifs. Traversons le vivant vivants, dans le mouvement et le discernement de ce à quoi nous aspirons.
Voilà pourquoi dans notre société au cœur d’un tournant déjà engagé, il est bon de rappeler que vos professeurs, Ariel et moi, frère et sœur d’hominidés nés il y a quelques milliers d’années au fin fond de l’Afrique noire, transmettent avec sérieux et plus ou moins de fantaisie – tout dépend de leur état d’esprit du jour – leurs connaissances millénaires avec joie et liberté. Ce savoir leur a été transmis assez simplement par d’autres humains, des maitres de l’Orient qui pas à pas, au fil du temps, ont bâti comme d’une seule main une cathédrale abondante en énergies céleste et tellurique, et devant laquelle ils s’inclinent à chacune des séances qu’ils dispensent.
«Tous pour un. Un pour tous», aurait écrit en 1844 après Jésus-Christ Alexandre Dumas, un autre humain. J’ajouterais « d’un seul cœur », en n’omettant surtout pas l’entièreté du vivant.
Om Shanti.